Crise du sport national : Hugues Ngouelondélé pointe cinq défis majeurs
Le 18 juin 2026, lors du Conseil des ministres, le ministre des Sports, de la jeunesse et de l’éducation civique, Hugues Ngouelondélé, a dressé un état des lieux sans complaisance du sport congolais. Selon son analyse, cinq défis principaux freinent le développement du sport national.
Le premier défi touche à la gouvernance des fédérations sportives, délégataires de l’État. Le ministre a pointé les dysfonctionnements au sein de la Fédération congolaise de football (Fécofoot) et de la Fédération congolaise de handball (Fécoband), où des comportements dissidents perturbent le bon fonctionnement. Ces défaillances sont jugées comme l’une des causes majeures du déclin sportif.
La formation des sportifs constitue le deuxième enjeu. Rappelant les succès historiques – la victoire à la CAN juniors 2007 et les médailles aux Jeux africains 2015 –, Ngouelondélé a souligné que la performance ne s’improvise pas. Il a cité l’académie de football Alima d’Oyo comme un exemple prometteur.
Le troisième défi concerne la participation aux compétitions internationales. Pour hisser les athlètes au niveau des attentes, il est indispensable d’optimiser leur préparation et leur engagement grâce à des ressources logistiques adéquates, afin de restaurer la fierté nationale.
Les infrastructures sportives, souvent très dégradées, représentent le quatrième obstacle. Seule la récente réhabilitation du stade de la Concorde de Kintélé apporte une lueur d’espoir, mais cela reste insuffisant pour une pratique cohérente du sport de haut niveau ou de proximité.
Enfin, le financement a été identifié comme le cinquième défi. Le Conseil des ministres a estimé nécessaire de renforcer l’implication du secteur privé pour soutenir les investissements et les initiatives sportives.
Ce diagnostic intervient alors que le sport congolais peine à retrouver son lustre d’antan. La prise de conscience gouvernementale pourrait-elle impulser un nouveau départ ?
