Congo : les réformes fiscalo-douanières de la Cémac boostent la production locale
La stratégie d’import-substitution impulsée par la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac) affiche des résultats encourageants au Congo. Depuis l’adoption des réformes fiscalo-douanières lors de la réunion de Brazzaville en juillet 2024, plusieurs secteurs productifs ont vu leur compétitivité renforcée grâce à un allègement des taxes sur les matières premières locales et un relèvement ciblé des droits de douane sur les produits finis importés.
« Nous observons une augmentation significative de la production manufacturière locale, notamment dans l’agroalimentaire et les matériaux de construction », confie une source au ministère de l’Économie. Ces mesures, couplées à des incitations pour les investissements dans les filières prioritaires (textile, pharmacie, transformation du bois), ont permis de créer plus de 5 000 emplois directs en deux ans, selon les chiffres provisoires du gouvernement.
Le Congo, qui importait auparavant près de 70 % de ses biens de consommation, ambitionne de ramener ce taux à 50 % d’ici 2028. Les autorités misent sur la modernisation des infrastructures douanières et le renforcement des contrôles pour lutter contre la fraude, un fléau qui grève encore les recettes. « La bataille n’est pas terminée, mais la dynamique est enclenchée », a déclaré le directeur général des douanes congolaises lors d’une récente conférence de presse.
Au niveau régional, les pays de la Cémac harmonisent progressivement leurs politiques pour éviter les distorsions de concurrence. Le prochain comité de suivi, prévu en septembre 2026 à Libreville, évaluera les progrès accomplis et pourrait étendre le dispositif aux services.
