Gestion des ressources naturelles au Congo : la coalition Pcqvp exige plus de transparence et de redevabilité
Le 17 juin 2026, la coalition congolaise Publiez ce que vous payez (Pcqvp) a lancé un appel solennel au gouvernement de la République du Congo et au Fonds monétaire international (FMI). Dans une note de position rendue publique lors d’une conférence de presse à Brazzaville, elle réclame des réformes profondes dans la gouvernance des ressources naturelles, afin d’améliorer les recettes de l’État et d’investir davantage dans les services sociaux de base.
Les dirigeants de la coalition, Christian Mounzéo (coordonnateur) et Brice Mackosso (secrétaire permanent), ont détaillé leurs propositions. Ils insistent sur la transparence totale dans la gestion de la dette publique, des contrats pétroliers et des engagements financiers de l’État. Selon eux, les citoyens, les médias et les organisations de la société civile doivent avoir un accès libre aux informations sur l’utilisation des fonds publics.
Parmi les recommandations phares figure la mise en place d’un registre des bénéficiaires effectifs des entreprises opérant au Congo. Cet outil permettrait d’identifier les vrais propriétaires des sociétés et de lutter contre l’évasion fiscale. La coalition demande aussi un meilleur contrôle parlementaire des accords financiers avec les partenaires internationaux, en particulier ceux adossés aux ressources pétrolières.
Concernant la dette, la Pcqvp prône le rapatriement du compte de garantie lié aux accords avec la Chine dans l’espace de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), afin d’en renforcer la surveillance. Elle préconise également l’interdiction légale des préfinancements pétroliers, une pratique jugée désastreuse pour les finances publiques.
Enfin, la coalition appelle à l’adoption d’une législation protégeant les lanceurs d’alerte et garantissant l’accès à l’information publique. Ces mesures, espère-t-elle, contribueront à un programme économique plus transparent, capable de financer l’éducation, la santé, l’eau et l’électricité pour tous.
