Gestion des archives : Christian Louzolo Nsembani forme les entreprises congolaises
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Gestion des archives : Christian Louzolo Nsembani forme les entreprises congolaises

Les 29, 30 juin et 1er juillet 2026, Brazzaville a accueilli un atelier de formation consacré à la gestion documentaire. Placée sous le thème « Créer et gérer un service d’archives en entreprise », cette session a été animée par Christian Louzolo Nsembani, archiviste consultant en gouvernance documentaire.

L’objectif était double : transmettre des méthodes pratiques pour organiser un service d’archives et interpeller les autorités publiques ainsi que les dirigeants d’entreprises sur la valeur stratégique du métier d’archiviste en République du Congo. Selon le formateur, les participants repartent avec des outils pour recruter des collaborateurs, évaluer une masse documentaire et faire accepter une nouvelle politique d’archivage, même face à d’éventuelles réticences internes.

Au cœur des enseignements, la classification des archives en trois âges a été détaillée. Les archives du premier âge, ou archives actives, restent chez le producteur. Celles du deuxième âge sont transférées vers un service d’archives via un bordereau de versement pour désengorger les espaces de travail. Enfin, les archives du troisième âge, dites définitives, ont achevé leur parcours administratif et sont destinées à la recherche et à la conservation.

L’atelier a également rappelé que le rôle de l’archiviste ne se limite pas à la collecte, au tri et au classement. Comme l’a souligné Dorise Ntsiba, secrétaire générale du Fonds d’impulsion, de garantie et d’accompagnement (Figa), l’archiviste est aussi le garant de la mise en œuvre d’une politique de conservation. Elle a cité les procès-verbaux, notes internes, contrats juridiques et autres documents administratifs qui jalonnent la vie d’une administration.

Pendant trois jours, les apprenants ont acquis des compétences pour se professionnaliser, mettre en place des services d’archives dans les structures publiques et privées, et ainsi renforcer leur compétitivité. Un pas de plus vers une meilleure gouvernance documentaire au Congo.

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