Brazzaville : des détenus réclament l’extension des examens d’État aux filières techniques et professionnelles
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Brazzaville : des détenus réclament l’extension des examens d’État aux filières techniques et professionnelles

Au lendemain des épreuves écrites du Brevet d’études du premier cycle (BEPC), qui se sont déroulées du 23 au 26 juin, dix détenus de la maison d’arrêt et de correction de Brazzaville ont porté une revendication forte : l’élargissement de l’offre des examens d’État en milieu carcéral aux filières techniques et professionnelles.

Ces candidats, qui ont pu composer dans l’établissement pénitentiaire, souhaitent désormais que le Brevet d’études techniques (BET), le Brevet d’études professionnelles (BEP) et le Brevet de technicien forestier soient organisés au même titre que les examens généraux déjà accessibles depuis 2017.

« L’enseignement technique représente une chance concrète de se qualifier pour des métiers porteurs et de préparer notre retour dans la société », ont-ils plaidé auprès des autorités.

Depuis sept ans, l’administration pénitentiaire permet aux détenus de participer aux épreuves du CEPE, du BEPC et du baccalauréat. Une politique éducative qui s’inscrit dans une logique de réhabilitation et de lutte contre la récidive. L’ouverture de ces nouvelles certifications professionnelles viendrait renforcer les dispositifs de réinsertion sociale et offrir des compétences adaptées au marché de l’emploi.

La demande traduit une aspiration profonde à transformer une période d’incarcération en opportunité de reconstruction personnelle. Reste à connaître la position du gouvernement sur ce dossier qui pourrait marquer une avancée significative dans l’humanisation du système carcéral congolais.

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