Lutte contre la criminalité faunique : le Congo passe au crible ses capacités
Le Congo fait le point sur ses moyens de lutte contre les atteintes à la faune et à la flore. Depuis le mardi 24 juin, experts nationaux et partenaires internationaux se réunissent dans la capitale pour évaluer les dispositifs existants de prévention, de détection et de répression de la criminalité environnementale.
Placé sous la tutelle du ministère de l’Économie forestière, cet atelier s’inscrit dans le cadre du projet Guard Wildlife, financé par l’Union européenne et exécuté par l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Il réunit des représentants de l’administration publique, des forces de sécurité, de la justice, des douanes ainsi que des organisations de conservation.
Pendant deux jours, les participants dissèquent les forces et les faiblesses des mécanismes actuels, en mettant l’accent sur le trafic d’espèces sauvages et l’exploitation illégale des ressources forestières. Selon Assane Dramé, coordonnateur régional du Programme mondial de lutte contre les crimes environnementaux de l’ONUDC, cette initiative doit aboutir, pour la première fois, à un diagnostic global et harmonisé des capacités congolaises.
À l’ouverture des travaux, Roger Albert Mbeté, conseiller à la conservation du ministre de l’Économie forestière, a rappelé que ces infractions constituent une criminalité transnationale organisée des plus préoccupantes. Il a appelé à une coopération renforcée entre institutions pour apporter une réponse coordonnée face aux réseaux qui menacent les écosystèmes du pays.
